Le Film de la course

iza et son frère Denis arrivent

Isabelle et Denis sont sur le chemin qui mène à la ligne d'arrivée. A priori, ils sont toujours dans les temps et cela va être un grand moment . Des mois de travail pour avaler ces 98 kms. Je cours maintenant vers le podium pour imortaliser cet exploit.

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Direction la suisse

Bon, je quitte mon PC à CHAMONIX pour rejoindre la suisse afin de vous mettre en ligne, dès demain matin, les images et les photos de nos champions.

Je vais essayer d'envoyer des photos mais je ne promet rien. La clé 3G de chez orange c'est vraiment Bof!!!! Enfin le résumé devrait être sympa.

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Pour suivre également la courtse

tapez:

http://utmb.livetrail.net

 

Dossards :

Iza : 7906

Denis : 7926

 

Les chamoix:

Olivier: 7971

Pierre Louis : 7988   

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Olivier et Pierre Louis s'envolent

A 15H41, Olivier m'annnonce qu'ils viennent de franchir le GRand Col Ferret. A sa voix, il tient la forme et c'est une bonne nouvelle.... Kms 31, 2537 m d'altitude. Allez les gars! 

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Plus de peur que de mal ????

15H31, le binome Iza et Denis sont au refuge BONATTI. Denis s'hydrate et c'est le principal. Sans eau, c'est l'abandon... Iza m'écrit OK sur son SMS, c'est tout bon!

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Denis, le frère d'isabelle malade

15H01, je viens de recevoir un message d'IZA qui m'a déclaré que son frère ne pouvait ni rien manger ni boire. Ils sont aux alentours du refuge BONATTI (Km 22). Pas de nouvelle de pierre louyis et d'olivier.

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10H00 LE GRAND DEPART

C'est parti pour 98 kms de course. Isabelle et son frère Denis se sont retrouvés dans la première partie du peloton. Pierre-Louis et Olivier avaient 1 minute de retard qu'ils ont du ratraper rapidement. J'attends les premièrres nouvelles par GSM mais la communication n'était pas bonne.

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16H3n0 L'équipe est enfin réunie

Nos 4 braytois se sont retrouvés. Ils vont chercher leurs dossards, faire peser leurs sacs, faire constater que tout l'équipement de survie est bien dans le sac. On parle beaucoup de la course mais il n'y a aucune pression pour le moment

Peet 16H44

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La Température monte

La ville est en effervecence. Des milliers de compétiteurs arrivent des 4 coins du monde. Dans quelques minutes, L'équipe braytoise sera réunie. La photo de groupe arrive.

Peet 15H49

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J-2 avant le départ

Dans quelques heures, l'Equipe Braytoise va se recomposer. Il sera temps de vous envoyer la première photo de groupe. Pierre-Louis et Olivier doivent être afffutés. Isabelle et son frère Denis ont décidé d'aborder la course sans stress.

A bientôt

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98 Km de course autour du Mt-Blanc

Une formidable épopée dans un environnement magique  

Sept vallées, 71 glaciers, 400 sommets... le massif du Mont Blanc fascine. 
 
Parcourir le tour du Mont Blanc, c'est découvrir un univers incomparable, celui de la haute montagne impressionnante et magique ; c'est partager le rêve éternel des pionniers, c'est traverser le jardin féerique de Gaston Rebuffat et des récits de Roger Frison-Roche et découvrir la géographie intime des sommets: l'arrondi du Mont Blanc, l'arête de Bionnassay, la Noire de Peuterey, la Dent du Géant, la paroi des Grandes-Jorasses, les pointes sud et nord de l'Aiguille du Tour, l'Aiguille Verte, la verticale des Drus. 
Le massif est un spectacle permanent de roche, d'eau, de glace et de lumière. De la vallée de Chamonix à Courmayeur, du Val Ferret sauvage à Bovine, le long des versants français, italien et suisse, le chemin s'aventure entre alpages, glaciers et pics, franchissant les Cols du Bonhomme, de la Seigne, du Grand Ferret, de Balme. L'étonnant théâtre de la nature sort le grand jeu. Les forêts se succèdent sur les pentes, chênes, hêtres, sapins, épicéas, pins, puis s'évanouissent remplacés par les genévriers, les mousses et les lichens. Sur la pelouse, les fleurs s'épanouissent : gentianes, oeillets des Alpes, rhododendrons, anémones soufrées, joubarbe  (© copyright www.horizon-montagne.com- Philippe HELD). 
 
The North Face® Ultra-Trail du Mont-Blanc® est sur le plan mondial un événement unique dans le domaine de la course à pied nature

 

The North Face® Ultra-Trail du Mont-Blanc® vous invite à vivre une aventure hors du commun en participant à l'une des 4 épreuves qui vous sont proposées :

 

• UTMB® : environ 166 km et 9 400 m de dénivelé positif - 46 h maxi
départ le vendredi 28 août à 18:30 du centre de Chamonix Mont-Blanc
• CCC® : environ 98 km et 5 600 m de dénivelé positif - 26 h maxi
départ le vendredi 28 août à 10:00 du centre de Courmayeur (Italie)
• Sur les Traces des Ducs de Savoie : env. 105km et 6700m dénivelé positif
départ le samedi 29 août à 5:00 du centre de Chamonix Mont-Blanc
• La Petite Trotte à Léon : environ 250 km et 18 000 m dénivelé positif
départ dans la nuit du 25 au 26 août du centre de Chamonix Mont-Blanc

 

 

Cet évènement est l'aboutissement d'un rêve de longue date et d'une passion pour l'Ultra-Trail®, partagés par un nombre de plus en plus grand de coureurs du monde entier et de leurs accompagnants. Sa concrétisation n'est possible que grâce à l'amitié qui lie les habitants des communes françaises, italiennes et suisses du pays du Mont-Blanc.  

 

Courmayeur Arnuva ? 1h navette obligatoire

Chamonix Champex par Trient ? 1h 30 mn/2h voiture

Champex La Fouly ? 30 mn voiture

Chamoix Les Contamines par St Gervais ? 1h voiture

CCC    Petit escargot
La Course d’un Certain Coquin d’escargot
Pour la petite histoire :
Quand Iza s’entraîne, c’est avec son appareil-photo : elle s’arrête pour prendre les abeilles travaillant sur les fleurs, un escargot se prélassant…
Préparatifs à J-4
Iza découvre un superbe escargot au cours de son entraînement (le temps est plutôt à la pluie à Chamonix). La photo est engrangée puis Iza la présente au retour : « pendant que je courais, je me suis prise en photo » (cf l’escargot d’Iza). Fou-rire, suivi de blagues « tu te prépares à en baver » etc…
L’idée pour suivre Iza de mettre en avatar un petit escargot a été écartée : « non, Iza n’en baveras pas ». Ce sera une jolie silhouette de coureur pour chacun des 4 z’avoineurs inscrits sur la CCC.
Mais pour ce petit escargot, durant quelques heures, la CCC est re-baptisée Course d’un Certain Coquin d’escargot…
(12 à 26 h de course- 98 km - 5500m de montées et 5700 de descentes)
Courir sur 98 km, ce n’est sans doute pas sur l’allure des marathoniens (qui en font 42 km et quelques), mais ça ne se prépare pas le mois avant. C’est de l’ultra-endurance appelé ultra-trail. Sans doute faut-il être ultra-fondu (clin d’œil pour Iza).
Pour avoir une idée du dénivelé ? C’est monter tout en haut du Mont Blanc et continuer encore près de 1000 m. Et puis redescendre le tout.
Tout ceci dans un temps limite : pendant 12 heures pour les meilleurs et 26 heures pour les plus lents. Sans oublier les conditions météo : il fait beau, il fait chaud mais la nuit c’est en montagne qu’elle se passe. On perd un degré à chaque centaine de mètres montée. S’il pleut en vallée, là-haut, c’est la fin de l’été, il peut neiger.

Les côtes se montent sur des km, certaines sont dures et font baver déjà bien des randonneurs aguerris… Arrivé en haut, il faut les redescendre ces côtes : au bout d’un certain nombre de km, les tendons,  les articulations souffrent, et dans les descentes, encore un peu plus.
Le challenge pour beaucoup ce n’est d’être classé, mais c’est d’en être, de finir la course sans être totalement ratatiné au bout.
Ici, les chamoniards qui ont l’habitude de la montagne sont admitratifs : « ils sont drôlement courageux ! »
1800 coureurs
Sur la CCC, ils sont 1800.
Mais il y a 4 courses dans le massif durant 5 jours.


De Courmayeur à la Tête de la Tronche

 

C’est une montée avec une boucle au départ de Courmayeur. La montée dure 17 km : de 1220 m à 2584 m, avec 1483 m de dénivelé à monter et 119 m en descente.
Départ dans la foule et la fête. Difficile de doubler car la trace n’est pas large. Il faut pourtant garder son rythme pour ne pas s’essouffler. Mais toute une partie vient d’être rajoutée cette année : là ce sera la découverte.
Un replat avertit que Bertone n’est pas loin. La suite vers la Tête dit Iza : on ne sait pas , peut-être qu’on fera la tête.


Courmayeur Planpincieux  001/profil -carte

Planpincieux Refuge Bertonne 001/profil -carte

Refuge Bertonne Tête de la Tronche 001/profil -carte

 

 

 

 

 

 

Tête de la Tronche Refuge Bonatti
 
Là encore, ce sera la découverte… Descente jusqu’à Armina et arrivée sur le refuge Bonatti : il y a une très belle fontaine et des gens super disponibles et gentils pour nous aider à remplir nos poches à eau.

Refuge Bonatti Arnuva
 
La descente est technique mais c’est dans un sous-bois agréable. On voit en contrebas, « mon dieu que c’est raide ». On est attendu par les 1ers flash. Un écriteau l’annonce « attention flashs ». Alors contravention pour excès de vitesse dans la descente ??? Non, non juste des photographes
Arnuva, chic, c’est le 1er ravitaillement salé. Heureusement, parce qu’après il y a la grande montée au col Ferret.
En regardant ce col, tout là-haut, minuscule petit point au bout d’un sentier serpentant : « mon dieu, ce n’est pas possible, jamais on ne pourra le faire ».
Le long du sentier, des rondins forment des marches anti-ruissellement, ça ne facilite pas la montée, ça casse le rythme, on n’en voit pas la fin…


Arnuva Refuge Elena

Refuge Elena Grand col Ferret

Grand col Ferret La Peule
 

Enfin la délivrance d’avoir passé ce col Ferret.
C’est déjà tout un symbole, on quitte l’Italie pour entrer en Suisse. « Chou-ette, ça de-vrait al-ler moins – vi-te, c’est la Sui-sse ! (à dire avec l’accent suisse) ». He non, la descente descent vite, très vite et s’il pleut gare aux glissades
La Peule, un territoire habité par les vaches «  Meuh non, elles ne sont pas violettes les vaches, c’est encore un coup mythique de la pub »

La Peule La Fouly
Juste avant d’arriver à la Fouly, pour la 1e fois, on retrouve la civilisation avec une petite route et même des voitures. Petits châlets fleuris, bien proprets, coquets (images de Heïdi à la Montagne). « Drôle ce contraste entre la nature sauvage et tout à coup la civilisation ».
Le ravitaillement, c’est à un café avec des tables en fer.

 

 

 


La Fouly Issert
 
Le sentier court le long de la Rance du Ferret (petit torrent) accompagné d’une route : c’est d’une quiétude… La nuit va commencer à tomber, certains allument leurs frontales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Issex Champex
 
Après Praz de Fort, on remonte vers Champex à travers une forêt qui oblige là à allumer la frontale. On est à mi-course. Dans la nuit, s’entendent des cloches, les gamins attendent les coureurs. Champex, c’est la halte enfin ! Et le restau, soupe, assiette de pâtes, petit dessert genre crème caramel, morceau de banane. C’est la chaleur quand on a mal aux pieds, qu’on se sent lourd d’une fatigue intense… Il faut lever les jambes pour s’asseoir sur le banc, Dieu que c’est dur, trop mal aux jambes
Attention, si on s’arrête trop : dur, dur de repartir. Certains ne se rappellent même pas avoir vu le lac à la sortie à force de fatigue.


Champex Bovine
 
Reparti… Là ça se gâte, la montée de Bovines, c’est quelquechose.
A certains moments, il n’y a plus de lumières, ni devant, ni derrière, on est seul, rares sont ceux qui courent, on marche tous. On monte dans le noir, il faut faire hyper attention, forêt, racines. A certains moments, dans la lueur de la frontale, on découvre des coureurs allongés. « Besoin de quelquechose ? ». « Non, non, je dors ».
L’ambiance est étonnante. Le moindre petit caillou devient aussi tentant qu’un canapé bien confortable. On a l’impression de remonter une cascade, sans eau remplie de rochers et ça monte toujours, c’est sans fin. La solidarité est de plus en plus vive entre les coureurs, c’est ce qui fait la richesse de ces courses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bovine Trient
 

La descente des lucioles sur Trient, on les voit, c’est impressionnant. Mais en bas à Trient, on voit ce serpentin de lumières qui descend d’un côté et qui remonte de l’autre : aïe, aïe, aïe, là ce sont les Steppes et Catogne. De quoi avoir les boulles avant d’y aller.
Trient, il y a une ambiance folle, les gens sont très chaleureux. L’église de Trient éclairée la nuit, qu’est-ce que c’est beau. Tout le monde parle des Steppes…
A monter, c’est vrai, terrible mais arrivé en haut c’est d’abord le vent qu’on sent qui annonce la fin de la montée. Pour ceux qui veulent voir le soleil se lever en France, c’est le moment de redescendre sur Catogne et Vallorcine.
Pour certains, le moral est en baisse, des chutes de moral liées à la fatigue, très communicatives, un vrai virus.

Trient Catogne

 

 

 

 

 

 

 


Catogne Vallorcine
 
Vallorcine Boire et manger devient parfois difficile, trop fatigué. Les bénévoles poussent à manger et à boire, et ils sont hyper motivants, pour eux, ça sent la fin de la course, ils boostent chacun. Mais pour le coureur, ce n’est pas fini.
Col des Montets : on traverse la route et là encore une montée et pas des moindres. C’est la Tête aux Vents avec ses marches, sa rudesse, mais bientôt ce sera le Flégère : un paysage grandiose qui se termine par une vue sur toute la vallée de Chamonix et sur le massif du Mont Blanc : le top du top, « plus beau et quelques km de plus, c’est l-a-r-r-i-v-é-e »

Vallorcine La Tête aux Vents

La Tête aux Vents La Flégère

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Flégère Chamonix
 

Il suffit de descendre, 8 km… certes, mais que l’effort est intense pour faire marcher encore les genoux et supporter le poids du corps. Il y a ceux qui ont les grosses cuisses et les autres, dans les descentes c’est aussi mortel que dans les montées, elles détruisent plus que les montées. Il n’y a peut-être pas les Watts à fournir, mais l’activité musculaire n’en reste pas moins rude.
Dans quelques minutes, ce sera Chamonix, l’arrivée, bisou à son (sa) cher(e) et tendre et puis bière, douche, masseur, podologue, fiesta, dodo.

 

 

http://
Courmayeur Arnuva ? 1h navette obligatoire

Chamonix Champex par Trient ? 1h 30 mn/2h voiture

Champex La Fouly ? 30 mn voiture

Chamoix Les Contamines par St Gervais ? 1h voiture


CCC    Petit escargot
La Course d’un Certain Coquin d’escargot
Pour la petite histoire :
Quand Iza s’entraîne, c’est avec son appareil-photo : elle s’arrête pour prendre les abeilles travaillant sur les fleurs, un escargot se prélassant…
Préparatifs à J-4
Iza découvre un superbe escargot au cours de son entraînement (le temps est plutôt à la pluie à Chamonix). La photo est engrangée puis Iza la présente au retour : « pendant que je courais, je me suis prise en photo » (cf l’escargot d’Iza). Fou-rire, suivi de blagues « tu te prépares à en baver » etc…
L’idée pour suivre Iza de mettre en avatar un petit escargot a été écartée : « non, Iza n’en baveras pas ». Ce sera une jolie silhouette de coureur pour chacun des 4 z’avoineurs inscrits sur la CCC.
Mais pour ce petit escargot, durant quelques heures, la CCC est re-baptisée Course d’un Certain Coquin d’escargot…
(12 à 26 h de course- 98 km - 5500m de montées et 5700 de descentes)
Courir sur 98 km, ce n’est sans doute pas sur l’allure des marathoniens (qui en font 42 km et quelques), mais ça ne se prépare pas le mois avant. C’est de l’ultra-endurance appelé ultra-trail. Sans doute faut-il être ultra-fondu (clin d’œil pour Iza).
Pour avoir une idée du dénivelé ? C’est monter tout en haut du Mont Blanc et continuer encore près de 1000 m. Et puis redescendre le tout.
Tout ceci dans un temps limite : pendant 12 heures pour les meilleurs et 26 heures pour les plus lents. Sans oublier les conditions météo : il fait beau, il fait chaud mais la nuit c’est en montagne qu’elle se passe. On perd un degré à chaque centaine de mètres montée. S’il pleut en vallée, là-haut, c’est la fin de l’été, il peut neiger.

Les côtes se montent sur des km, certaines sont dures et font baver déjà bien des randonneurs aguerris… Arrivé en haut, il faut les redescendre ces côtes : au bout d’un certain nombre de km, les tendons,  les articulations souffrent, et dans les descentes, encore un peu plus.
Le challenge pour beaucoup ce n’est d’être classé, mais c’est d’en être, de finir la course sans être totalement ratatiné au bout.
Ici, les chamoniards qui ont l’habitude de la montagne sont admitratifs : « ils sont drôlement courageux ! »
1800 coureurs
Sur la CCC, ils sont 1800.
Mais il y a 4 courses dans le massif durant 5 jours.


De Courmayeur à la Tête de la Tronche

 

C’est une montée avec une boucle au départ de Courmayeur. La montée dure 17 km : de 1220 m à 2584 m, avec 1483 m de dénivelé à monter et 119 m en descente.
Départ dans la foule et la fête. Difficile de doubler car la trace n’est pas large. Il faut pourtant garder son rythme pour ne pas s’essouffler. Mais toute une partie vient d’être rajoutée cette année : là ce sera la découverte.
Un replat avertit que Bertone n’est pas loin. La suite vers la Tête dit Iza : on ne sait pas , peut-être qu’on fera la tête.


Courmayeur Planpincieux  001/profil -carte

Planpincieux Refuge Bertonne 001/profil -carte

Refuge Bertonne Tête de la Tronche 001/profil -carte

 

 

 

 

 

 

Tête de la Tronche Refuge Bonatti
 
Là encore, ce sera la découverte… Descente jusqu’à Armina et arrivée sur le refuge Bonatti : il y a une très belle fontaine et des gens super disponibles et gentils pour nous aider à remplir nos poches à eau.

Refuge Bonatti Arnuva
 
La descente est technique mais c’est dans un sous-bois agréable. On voit en contrebas, « mon dieu que c’est raide ». On est attendu par les 1ers flash. Un écriteau l’annonce « attention flashs ». Alors contravention pour excès de vitesse dans la descente ??? Non, non juste des photographes
Arnuva, chic, c’est le 1er ravitaillement salé. Heureusement, parce qu’après il y a la grande montée au col Ferret.
En regardant ce col, tout là-haut, minuscule petit point au bout d’un sentier serpentant : « mon dieu, ce n’est pas possible, jamais on ne pourra le faire ».
Le long du sentier, des rondins forment des marches anti-ruissellement, ça ne facilite pas la montée, ça casse le rythme, on n’en voit pas la fin…


Arnuva Refuge Elena

Refuge Elena Grand col Ferret

Grand col Ferret La Peule
 

Enfin la délivrance d’avoir passé ce col Ferret.
C’est déjà tout un symbole, on quitte l’Italie pour entrer en Suisse. « Chou-ette, ça de-vrait al-ler moins – vi-te, c’est la Sui-sse ! (à dire avec l’accent suisse) ». He non, la descente descent vite, très vite et s’il pleut gare aux glissades
La Peule, un territoire habité par les vaches «  Meuh non, elles ne sont pas violettes les vaches, c’est encore un coup mythique de la pub »

La Peule La Fouly
Juste avant d’arriver à la Fouly, pour la 1e fois, on retrouve la civilisation avec une petite route et même des voitures. Petits châlets fleuris, bien proprets, coquets (images de Heïdi à la Montagne). « Drôle ce contraste entre la nature sauvage et tout à coup la civilisation ».
Le ravitaillement, c’est à un café avec des tables en fer.

 

 

 


La Fouly Issert
 
Le sentier court le long de la Rance du Ferret (petit torrent) accompagné d’une route : c’est d’une quiétude… La nuit va commencer à tomber, certains allument leurs frontales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Issex Champex
 
Après Praz de Fort, on remonte vers Champex à travers une forêt qui oblige là à allumer la frontale. On est à mi-course. Dans la nuit, s’entendent des cloches, les gamins attendent les coureurs. Champex, c’est la halte enfin ! Et le restau, soupe, assiette de pâtes, petit dessert genre crème caramel, morceau de banane. C’est la chaleur quand on a mal aux pieds, qu’on se sent lourd d’une fatigue intense… Il faut lever les jambes pour s’asseoir sur le banc, Dieu que c’est dur, trop mal aux jambes
Attention, si on s’arrête trop : dur, dur de repartir. Certains ne se rappellent même pas avoir vu le lac à la sortie à force de fatigue.


Champex Bovine
 
Reparti… Là ça se gâte, la montée de Bovines, c’est quelquechose.
A certains moments, il n’y a plus de lumières, ni devant, ni derrière, on est seul, rares sont ceux qui courent, on marche tous. On monte dans le noir, il faut faire hyper attention, forêt, racines. A certains moments, dans la lueur de la frontale, on découvre des coureurs allongés. « Besoin de quelquechose ? ». « Non, non, je dors ».
L’ambiance est étonnante. Le moindre petit caillou devient aussi tentant qu’un canapé bien confortable. On a l’impression de remonter une cascade, sans eau remplie de rochers et ça monte toujours, c’est sans fin. La solidarité est de plus en plus vive entre les coureurs, c’est ce qui fait la richesse de ces courses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bovine Trient
 

La descente des lucioles sur Trient, on les voit, c’est impressionnant. Mais en bas à Trient, on voit ce serpentin de lumières qui descend d’un côté et qui remonte de l’autre : aïe, aïe, aïe, là ce sont les Steppes et Catogne. De quoi avoir les boulles avant d’y aller.
Trient, il y a une ambiance folle, les gens sont très chaleureux. L’église de Trient éclairée la nuit, qu’est-ce que c’est beau. Tout le monde parle des Steppes…
A monter, c’est vrai, terrible mais arrivé en haut c’est d’abord le vent qu’on sent qui annonce la fin de la montée. Pour ceux qui veulent voir le soleil se lever en France, c’est le moment de redescendre sur Catogne et Vallorcine.
Pour certains, le moral est en baisse, des chutes de moral liées à la fatigue, très communicatives, un vrai virus.

Trient Catogne

 

 

 

 

 

 

 


Catogne Vallorcine
 
Vallorcine Boire et manger devient parfois difficile, trop fatigué. Les bénévoles poussent à manger et à boire, et ils sont hyper motivants, pour eux, ça sent la fin de la course, ils boostent chacun. Mais pour le coureur, ce n’est pas fini.
Col des Montets : on traverse la route et là encore une montée et pas des moindres. C’est la Tête aux Vents avec ses marches, sa rudesse, mais bientôt ce sera le Flégère : un paysage grandiose qui se termine par une vue sur toute la vallée de Chamonix et sur le massif du Mont Blanc : le top du top, « plus beau et quelques km de plus, c’est l-a-r-r-i-v-é-e »

Vallorcine La Tête aux Vents

La Tête aux Vents La Flégère

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Flégère Chamonix
 

Il suffit de descendre, 8 km… certes, mais que l’effort est intense pour faire marcher encore les genoux et supporter le poids du corps. Il y a ceux qui ont les grosses cuisses et les autres, dans les descentes c’est aussi mortel que dans les montées, elles détruisent plus que les montées. Il n’y a peut-être pas les Watts à fournir, mais l’activité musculaire n’en reste pas moins rude.
Dans quelques minutes, ce sera Chamonix, l’arrivée, bisou à son (sa) cher(e) et tendre et puis bière, douche, masseur, podologue, fiesta, dodo.

 

 

http://
Courmayeur Arnuva ? 1h navette obligatoire

Chamonix Champex par Trient ? 1h 30 mn/2h voiture

Champex La Fouly ? 30 mn voiture

Chamoix Les Contamines par St Gervais ? 1h voiture


CCC    Petit escargot
La Course d’un Certain Coquin d’escargot
Pour la petite histoire :
Quand Iza s’entraîne, c’est avec son appareil-photo : elle s’arrête pour prendre les abeilles travaillant sur les fleurs, un escargot se prélassant…
Préparatifs à J-4
Iza découvre un superbe escargot au cours de son entraînement (le temps est plutôt à la pluie à Chamonix). La photo est engrangée puis Iza la présente au retour : « pendant que je courais, je me suis prise en photo » (cf l’escargot d’Iza). Fou-rire, suivi de blagues « tu te prépares à en baver » etc…
L’idée pour suivre Iza de mettre en avatar un petit escargot a été écartée : « non, Iza n’en baveras pas ». Ce sera une jolie silhouette de coureur pour chacun des 4 z’avoineurs inscrits sur la CCC.
Mais pour ce petit escargot, durant quelques heures, la CCC est re-baptisée Course d’un Certain Coquin d’escargot…
(12 à 26 h de course- 98 km - 5500m de montées et 5700 de descentes)
Courir sur 98 km, ce n’est sans doute pas sur l’allure des marathoniens (qui en font 42 km et quelques), mais ça ne se prépare pas le mois avant. C’est de l’ultra-endurance appelé ultra-trail. Sans doute faut-il être ultra-fondu (clin d’œil pour Iza).
Pour avoir une idée du dénivelé ? C’est monter tout en haut du Mont Blanc et continuer encore près de 1000 m. Et puis redescendre le tout.
Tout ceci dans un temps limite : pendant 12 heures pour les meilleurs et 26 heures pour les plus lents. Sans oublier les conditions météo : il fait beau, il fait chaud mais la nuit c’est en montagne qu’elle se passe. On perd un degré à chaque centaine de mètres montée. S’il pleut en vallée, là-haut, c’est la fin de l’été, il peut neiger.

Les côtes se montent sur des km, certaines sont dures et font baver déjà bien des randonneurs aguerris… Arrivé en haut, il faut les redescendre ces côtes : au bout d’un certain nombre de km, les tendons,  les articulations souffrent, et dans les descentes, encore un peu plus.
Le challenge pour beaucoup ce n’est d’être classé, mais c’est d’en être, de finir la course sans être totalement ratatiné au bout.
Ici, les chamoniards qui ont l’habitude de la montagne sont admitratifs : « ils sont drôlement courageux ! »
1800 coureurs
Sur la CCC, ils sont 1800.
Mais il y a 4 courses dans le massif durant 5 jours.


De Courmayeur à la Tête de la Tronche

 

C’est une montée avec une boucle au départ de Courmayeur. La montée dure 17 km : de 1220 m à 2584 m, avec 1483 m de dénivelé à monter et 119 m en descente.
Départ dans la foule et la fête. Difficile de doubler car la trace n’est pas large. Il faut pourtant garder son rythme pour ne pas s’essouffler. Mais toute une partie vient d’être rajoutée cette année : là ce sera la découverte.
Un replat avertit que Bertone n’est pas loin. La suite vers la Tête dit Iza : on ne sait pas , peut-être qu’on fera la tête.


Courmayeur Planpincieux  001/profil -carte

Planpincieux Refuge Bertonne 001/profil -carte

Refuge Bertonne Tête de la Tronche 001/profil -carte

 

 

 

 

 

 

Tête de la Tronche Refuge Bonatti
 
Là encore, ce sera la découverte… Descente jusqu’à Armina et arrivée sur le refuge Bonatti : il y a une très belle fontaine et des gens super disponibles et gentils pour nous aider à remplir nos poches à eau.

Refuge Bonatti Arnuva
 
La descente est technique mais c’est dans un sous-bois agréable. On voit en contrebas, « mon dieu que c’est raide ». On est attendu par les 1ers flash. Un écriteau l’annonce « attention flashs ». Alors contravention pour excès de vitesse dans la descente ??? Non, non juste des photographes
Arnuva, chic, c’est le 1er ravitaillement salé. Heureusement, parce qu’après il y a la grande montée au col Ferret.
En regardant ce col, tout là-haut, minuscule petit point au bout d’un sentier serpentant : « mon dieu, ce n’est pas possible, jamais on ne pourra le faire ».
Le long du sentier, des rondins forment des marches anti-ruissellement, ça ne facilite pas la montée, ça casse le rythme, on n’en voit pas la fin…


Arnuva Refuge Elena

Refuge Elena Grand col Ferret

Grand col Ferret La Peule
 

Enfin la délivrance d’avoir passé ce col Ferret.
C’est déjà tout un symbole, on quitte l’Italie pour entrer en Suisse. « Chou-ette, ça de-vrait al-ler moins – vi-te, c’est la Sui-sse ! (à dire avec l’accent suisse) ». He non, la descente descent vite, très vite et s’il pleut gare aux glissades
La Peule, un territoire habité par les vaches «  Meuh non, elles ne sont pas violettes les vaches, c’est encore un coup mythique de la pub »

La Peule La Fouly
Juste avant d’arriver à la Fouly, pour la 1e fois, on retrouve la civilisation avec une petite route et même des voitures. Petits châlets fleuris, bien proprets, coquets (images de Heïdi à la Montagne). « Drôle ce contraste entre la nature sauvage et tout à coup la civilisation ».
Le ravitaillement, c’est à un café avec des tables en fer.

 

 

 


La Fouly Issert
 
Le sentier court le long de la Rance du Ferret (petit torrent) accompagné d’une route : c’est d’une quiétude… La nuit va commencer à tomber, certains allument leurs frontales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Issex Champex
 
Après Praz de Fort, on remonte vers Champex à travers une forêt qui oblige là à allumer la frontale. On est à mi-course. Dans la nuit, s’entendent des cloches, les gamins attendent les coureurs. Champex, c’est la halte enfin ! Et le restau, soupe, assiette de pâtes, petit dessert genre crème caramel, morceau de banane. C’est la chaleur quand on a mal aux pieds, qu’on se sent lourd d’une fatigue intense… Il faut lever les jambes pour s’asseoir sur le banc, Dieu que c’est dur, trop mal aux jambes
Attention, si on s’arrête trop : dur, dur de repartir. Certains ne se rappellent même pas avoir vu le lac à la sortie à force de fatigue.


Champex Bovine
 
Reparti… Là ça se gâte, la montée de Bovines, c’est quelquechose.
A certains moments, il n’y a plus de lumières, ni devant, ni derrière, on est seul, rares sont ceux qui courent, on marche tous. On monte dans le noir, il faut faire hyper attention, forêt, racines. A certains moments, dans la lueur de la frontale, on découvre des coureurs allongés. « Besoin de quelquechose ? ». « Non, non, je dors ».
L’ambiance est étonnante. Le moindre petit caillou devient aussi tentant qu’un canapé bien confortable. On a l’impression de remonter une cascade, sans eau remplie de rochers et ça monte toujours, c’est sans fin. La solidarité est de plus en plus vive entre les coureurs, c’est ce qui fait la richesse de ces courses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bovine Trient
 

La descente des lucioles sur Trient, on les voit, c’est impressionnant. Mais en bas à Trient, on voit ce serpentin de lumières qui descend d’un côté et qui remonte de l’autre : aïe, aïe, aïe, là ce sont les Steppes et Catogne. De quoi avoir les boulles avant d’y aller.
Trient, il y a une ambiance folle, les gens sont très chaleureux. L’église de Trient éclairée la nuit, qu’est-ce que c’est beau. Tout le monde parle des Steppes…
A monter, c’est vrai, terrible mais arrivé en haut c’est d’abord le vent qu’on sent qui annonce la fin de la montée. Pour ceux qui veulent voir le soleil se lever en France, c’est le moment de redescendre sur Catogne et Vallorcine.
Pour certains, le moral est en baisse, des chutes de moral liées à la fatigue, très communicatives, un vrai virus.

Trient Catogne

 

 

 

 

 

 

 


Catogne Vallorcine
 
Vallorcine Boire et manger devient parfois difficile, trop fatigué. Les bénévoles poussent à manger et à boire, et ils sont hyper motivants, pour eux, ça sent la fin de la course, ils boostent chacun. Mais pour le coureur, ce n’est pas fini.
Col des Montets : on traverse la route et là encore une montée et pas des moindres. C’est la Tête aux Vents avec ses marches, sa rudesse, mais bientôt ce sera le Flégère : un paysage grandiose qui se termine par une vue sur toute la vallée de Chamonix et sur le massif du Mont Blanc : le top du top, « plus beau et quelques km de plus, c’est l-a-r-r-i-v-é-e »

Vallorcine La Tête aux Vents

La Tête aux Vents La Flégère

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Flégère Chamonix
 

Il suffit de descendre, 8 km… certes, mais que l’effort est intense pour faire marcher encore les genoux et supporter le poids du corps. Il y a ceux qui ont les grosses cuisses et les autres, dans les descentes c’est aussi mortel que dans les montées, elles détruisent plus que les montées. Il n’y a peut-être pas les Watts à fournir, mais l’activité musculaire n’en reste pas moins rude.
Dans quelques minutes, ce sera Chamonix, l’arrivée, bisou à son (sa) cher(e) et tendre et puis bière, douche, masseur, podologue, fiesta, dodo.

 

 

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